13 novembre 2009
100%
Wouahou...On est vendredi 13.
Depuis que je suis petit, et probablement à cause de ma mère et de sa trouille génétique de tout, je suis superstitieux. Ouai, jamais de pain sur le dos, pas de chapeau sur le lit, pas de blasphème et une grande curiosité pour le vendredi 13. En fait, je ne suis toujours pas situé par rapport à l'effet bénéfique ou néfaste de cette datte si mythique. Bon, j'ai bien aimé les films, je vais jouer au loto (ou à n'importe quelle autre conneries de jeux de hasard qui va me permettre de rêver pendant 10 mn de ce que je ferrai avec 15 millions...), par contre, je reste le plus longtemps possible dans le fond de mon lit, je regarde deux fois avant de traverser la rue, et je ne fait rien d'important.
En même temps, ma poisse, je l'ai déjà chopée en revenant de mes "vacances" guadeloupéennes. Les joies du retour: impôts locaux, lettre de convocation à un entretien pôle emploi pour la veille, lettre du banquier... Bon, jusqu'à là, on pouvait parler d'évènement plus ou moins prévisibles, mais hier, j'ai eu droit en plus au petit coup de marteau derrière la tête. "Ah et puis, je voulais t'en parler, je me suis remise avec mon ex..". Je pars 3 semaines, je reviens et c'est le bordel. La conclusion semble donc évidente: la prochaine fois, je ne reviendrai pas, merde!
Cette dernière bonne nouvelle qui me tombe sur le coin de la gueule m'amène à me poser une question. Les filles sont-elles donc vraiment des connes, ou juste la part inférieur de l'humanité qui aime prendre des coups de bâtons? Oui, je me pose benoîtement cette question car ça n'est pas la première fois que je me fais fermer la porte au nez pour qu'une membre de ceux que des alcooliques appellent "le beau sexe" retourne avec son ex, un ex qu'elle a quitter avec fracas au bout d'une relation foireuse et bancale, mais qui visiblement lui plaît. Elles doivent aimer être traiter comme des merdes, insultées, aux pieds d'un gonze qui se fait pardonner la journée de sa conduite de la soirée précédente... C'est peut être la colère qui me fait dire ça, m'enfin ça fait quand même plus d'une paire de fois que je voie le syndrome de Stockolm se dérouler devant mes yeux, alors que j'essaye d'être réglo, gentil et attentionné. Ca marche pas, elles préfèrent ceux qui les traitent comme des chiennes. C'est peut être ça une fille, une princesse qui veut être traiter comme une chienne...
Je croie qu'en fait, j'en n'ai plus rien à foutre, je veux pas comprendre, je trouve ça flippant.
Voilà, ça, c'était le 12, alors maintenant, est-ce que vendredi 13 porte malheur, mais qu'est ce que j'en ai à foutre...
31 octobre 2009
Fos a péyi la!
Depuis plus de 15 jrs maintenant, je n'ai pas mis un pull, des chaussettes, même pas un caleçon... Bienvenue en Gwada.
Bon, partons sur les clichés classiques des tropiques, entre lutte identitaire, nourriture exotique, rhum agricole, filles faciles, conflit social, plages de rêve, surf de fou, le tout dans une ambiance chaloupée et biguinesque. C'est vrai, c'est comme ça.
Ici, tout a une atre dimension, la moiteur ambiante, la chaleur solaire et l'ambiance tropicale donne à l'aprehension de la vie une perspective toute caribéenne. La puissance de la nature est omniprésente. Ici, on ne lutte pas contre le temps, on fait avec. Les besoins sont chamboulé et la pyramide de Maslow est complètement inappropriée au style de vie local.
Le rock n'a pas de raison d'être, tout comme l'électro, le poids de la chaleur impose le rythme lent du reggae.
On se nourrit de fruits frais, la pollution n'est pas perçue comme une menace, du fait de la puissance de la nature. Il faut clairement se rendre compte qu'ici, ça n'est pas l'Homme qui domine.
Ceci étant dit, c'est après un carême tropical de huit ans que je suis venu ici faire le premier break qui est incrit sur les lignes de ma main. Retrouvé une partie de ma famille et de moi, trop éloignée.
Les descriptions suivantes sont aussi caricaturale que j'aime mes grands-parents.
Le patriarche local, militaire de carrière à la retraite, a gardé de son métier une paranoïa aussi inappropriée que la culture du pouvoir qu'il exerce sur SA propriété, et qui le pousse à abriter ses certitudes derrière un nouveau portail électrique, et n'ayant pour réponse à toute sorte d'intrusion que celle du fusil. Il compense son inaptitude à communiquer par des regards malins, cherchant à trouver dans l'oeil de son interlocuteur (en locurence moi) l'assurance de la compréhension de la noblesse de ses intentions.
Son épouse, du dévotion anachronique, nourrie à la peur de l'autre par tout son univers extérieur, s'abrite derrière une fausse naîveté, et son époux, pour justifier son isolement semi-consentant. Elle récupère sa dose de relations sociales en me sur-gavant de petits plats d'une qualité rare, et exprime sa joie à grand coup d'accras, de gratin de christophine, de poisson grillé et de jus de fruits frais, en provenance direct du jardin.
On ne peut pas ne pas avoir le sourire en respirant ce décalage avec la réalité, comme si le portail électrique était la porte d'un univers parallèle, à l'abri de toutes les tentations et de tous les démons du monde moderne. Le bonheur simple.
Les seuls séjours que je m'autorise du côté obscure de la porte sont pour aller surfer des vagues parfaites, ou, rarement, accompagné de quelques cousins, chasser la malheureuse.
L'impression d'être enfin dans un espace hors du temps, hors course, comme une retraite, une parenthèse dans la branlette superficielle que l'on s'impose en société.
Putain, ça fait du bien...
06 octobre 2009
The Art of noise.
Perdu.
Je suis très mauvais en relations humaines. La gestion de mes relations, familiales, amicales ou amoureuses est un vrai calvaire pour moi.
En fait, sans vouloir paraître arrogant, ce que je ne pense pas être, je dois être à peu près dans la moyenne mondiale en terme d'intelligence, ou de capacités cérébrales.
Par contre, je suis un gros con.
J'ai un wawa rare, je suis incapable de fermer ma gueule, ou d'avoir 3 secondes de discernement si j'ai un coup dans le cornet, ou envie d'impressionner quelqu'un (généralement une fille, et du coup, les deux éléments se conjuguent).
Depuis quelques temps, j'avais un debut d'histoire (plutôt boiteux) avec une fille qui me plaisait plutôt beaucoup. Elle est drôle.
Arrêtons nous là dessus un moment si vous le voulez bien. De toute façon, si vous ne le voulez pas, c'est pareil.
Les filles drôles sont rares.
Beaucoup de filles sont rigolotes ou spirituelles. Elles savent, en générale, rire poliment à nos blagues lourdes, ou avoir trois traits d'humour fulgurants au moment où ils le faut, pour être sûre qu'on leut roulera la pelle au moment classique du long regard les yeux dans les yeux. Mais il est assez rare de trouver une fille qui ai l'aptitude de faire rire, sincèrement, d'être spontannée, sans être conne (car oui, en général, pour moi, spontanéité = connerie), et de rayonner.
En fait, il y en a quelques unes, je ne dit pas le contraire, mais pour l'instant, et c'est un fait prouvé, ce sont les seules qui me fassent bander. Les autres, elles sont sympas, c'est tout.
Je ne sais pas comment ça se passe pour les autres mec. Mais il n'y a pas beaucoup de filles qui me plaisent, enfin, je veux dire, que physiquement si, mais le genre de fille avec laquelle je n'ai pas peur de passer une soirée en tête à tête sans être obliger de me faire chier à sortir des lieux communs devant une rediffusion d'une nouvelle star, avec des reproches à chaque fois que je me ressers un verre, c'est rare. Il y en a peu qui me donne envie de prendre des risques et d'accepter d'ouvrir ce qu'il me reste de moi pour le partager avec quelqu'un qui à un moment ou à un autre, va réaliser que j'ai une sérieuse dépendance à la picole, au sexe, et à l'adrenaline.
je ne sais pas comment on gère une relation. Ma meilleure amie m'a fait remarquer lors de mon dernier passage parisien qu'en dehors d'une relation de 6 mois il y a plus d'un an, je n'ai pas eu de relation "sérieuse" depuis plus de 10 ans.
T'arrives à 28 ans, tous tes potes sont en mode couple, les filles que tu rencontres dans les soirées, auxquelles tu ne vas plus, ne t'intéressent pas, tu tombes sur une nana, à priori elle t'aime bien, mais elle est au moins aussi fucked up que toi, et te dit que c'est pas la peine, tu fais quoi?
Mes héros de livres audiovisuels sont Hank Moody ou Gregory House, des éternels fucked up, sujets à des addictions pas vraiment saines.
De toute façon, c'est perdu d'avance. Dorénavant, et je vais me complaire là dedans, je fais partis des chômeurs asociaux, qui cherchent plus un moyen de fuire la réalité qu'un vrai job, et qui baisent la bouteille de rhum pour essayer d'aller dormir 3 h.
Voilà, aujourd'hui, j'ai perdu. Et la seule personne qui m'intéressait vraiment dans ce micro bled, qui n'a d'intéressant qu'un ensoleillement quasi quotidien et des vagues propres et régulières, préfère jouer seule qu'avec moi.
Je me casse.
29 septembre 2009
Wonderland
Encore un réveil au forceps, à 11h, 5 h seulement après un couché plus qu'hasardeux (je me suis réveillé, tout habillé, allongé juste à côté du lit...).
Allez, on se lève, prend une longue, très longue, douche chaude, très chaude. Un profond, très profond brossage de dents, et ma dernière journée de visiteur médical parisien commence.
Encore beaucoup de métro (beaucoup trop), encore beaucoup de cafés, de terrasses, de potes, de conneries de discussion enflammée sur nos dernières aventures respectives, les nouveaux apparts, les nouveaux couples, les nouveaux job, les nouveaux célibataires et les nouveaux chômeurs. Heureusement, récemment, pas de nouveau gosse, ça détend.
Enfin, ce dernier soir, le maxi feu d'artifice (oui, avant, ça n'était que des pétards...) les 30 ans de deux potes. Pour l'occasion, les Golden Boys (c'est comme ça que je les appellent) avaient voulu marquer les esprits. Restaurant/Club/Lounge, enfin surtout un repère de footballeurs. Nous étions une petite cinquantaine conviée à un repas/soirée dans cette déco rouge faute de goût, un service qui se la raconte sans classe, et une paëlla Garbit bon marché re-vendue des millions.
Le vin coule à flot, les hotes font leurs travail et mettent tout le monde à l'aise (largement aidés par ces fameuses bouteilles de vin). Très tôt je réalise qu'avec la fatigues accumulée ces derniers jours, cette soirée est risquée. Une bouteille de vin plus tard, c'est oublié. On englouti le repas, de toute façon, on n'est pas venu pour manger.
Les retrouvailles sont chaleureuses et les accolades se succèdent les unes aux autres. Au fur et à mesure que les hôtes réclament des bouteilles supplémentaires, la peur dans le regard des serveurs augmentent, le patron essaye de calmer le jeu, de faire office gérant responsable, trop tard. L'objectif de la soirée est atteint, nos hôtes ont switché, et les invité commencent à retourner le dancefloor, piétinant allègrement la pub pour D&G qui sert de décore.
Les autres usagés de la boîte qui viennent d'arriver ne doient pas comprendre grand chose à cette accumulation de verres, à ce groupe de putchistes qui ont pris le bar et la piste de danse en otage. Les quelques raleurs sont chassés aussi facilement qu'on expulse un gaz. La valeur qu'ils accordent à leur coupe de footballeur, où encore à leurs bottes diesel ne pèse rien comparé aec celle que nous accordons à nos retrouvailles. Le groupe saute, danse chante et picole comme un car de supporters! Rien à faire, le stade est à nous.
5h du matin, le plus chics des hôtes danse torse nu sur la piste.
5h30, c'est l'heure de l'évacuation, la foule que nous représentons se disperse, les taxis sont rares, et je dois finir une partie de mon périple à pied, un sandwich américain dans la main...
Le lendemain, le départ matinal pour la gare a été plus que compliqué et plus d'un a esquissé un sourire en me voyant, transpirant, la tête dans les mains,cherchant à tout prix un emplacement paisible pour finir ma nuit, non loin des possibilités d'évacuation...
Fin du jour 3
Harder than you think
Réveil la bouche pateuse, la tête dans une rape à fromage et un sens de l'équilibre assez hasardeux.
Première vraie journée dans la vie parisienne.
Metro, shopping hors budget, metro, café hors de prix, metro, bière hors de prix, metro, resto hors de prix, metro, bières hors de prix, rhum hors de prix, filles hors de prix, marche hors de prix Mc Do hors de prix, taxi hors de prix, sommeil hors de prix.
Ok, la vie coûte chère à Paris, m'enfin, faut pas non plus s'enflammer à ce point là.En gros, si tu veux sortir de chez toi, ça te coûte un an d'étude aux US. Bon, je ne suis pas à Paris tous le jours.
Fin du jour 2
28 septembre 2009
It's Me Bitches!
La fin de semaine dernière, une invitation, l'envie de passer dire bonjour, le besoin de changer d'air, et surtout un train m'ont amené à Paris.
Jeudi soir, après une douche expresse, je retrouve un ami pour un apéro dans une de ces cages à lapin qui servent d'attrape lapines aux parisien. Premiers pas dans la capitale depuis quelques mois, ça n'a pas changé. Le rituel est marqué: Galère pour trouver une adresse avec un téléphone défaillant et trajet de métro foireux, finalement, c'est dans l'échoppe d'un restaurateur rapide turc que nous nous retrouvons.
-"J'ai la dalle, faut que je mange un truc maintenant!
-ok , on peut prendre un truc ici, ça te gêne pas d'attraper la chiasse et des boutons?"
Un sandwich douteux plus loin, nous partons à la recherche de bouteilles bon-marché. On est à Paris, et étant donné qu'il fallait choisir entre le nom et le qualificatif, c'est avec un rhum dominicain hors de prix que nous repartons en direction du clapier.
On refait le monde avec quelques camarades perdus de vue depuis quelques temps.
Un moment vient dans la soirée où les bons souvenirs ne permettent plus d'oublier l'absence de boisson (la dominicaine n'aura survécue que quelques minutes).
Départ pour un débit de boisson nocturne. A Paris, on ne paye pas les transports en commun, "les contrôleurs sont trop gros, on aura dégagé avant qu'il ai trouvé son stylo". Un futur proche me prouvera que mon contact avait entièrement raison.
Malgré l'afflux de parisien dans ma belle station balnéaire pendant la belle saison, j'avais oublié l'enervement des jeunes parisiennes. Telle la mante religieuse, la parisienne choisit son mâle avant de le dévorer, et ce aussi bien du point de vu financier que bucale.
plusieurs camarades se réveilleront demain avec un tout nouvel accessoire de mode autour du bras le lendemain.
Fin du premier jour.
18 septembre 2009
Fuck me! I'm fuckin' fucked
Lorsqu'elle avait sorti son premier projet solo, Skin, l'ex-chanteuse lesbienne du groupe Skunk Anansie avait intitulé son album "Post Orgasmic Chill", frisson post orgasmique, pour les bilingues franco-norvégien qui auraient des soucis avec la langue de Britney Spears (l'époque a les référence qu'elle mérite).
Après l'excitation, la montée d'adrenaline, l'espèce de chute libre minutée dans l'univers des dépressifs est, je trouve, parfaitement représenté par cette expression. Putain, ces caincains, ils ont définitivement le sens de la formule.
Par moment, je me repose sur ce "post orgasmic chill" pour me dire que tout cela est passagé. Après tout, demain, il fera beau (bon, en locurence pas demain), il suffit donc de faire de le dos rond, et d'attendre que ça passe.
La force de cette expression, vient de ce qu'elle définit un état par rapport à son antériorité, elle le remet donc en situation, dans ce que les scientifiques de Code Quantum appellent le continuum espace-temps. Contrairement à la dépression, qui s'annonce au moins aussi définitive que la rigueur kantienne, le post orgasmic chill tient son existence d'un grand moment de kiffe. Humainement, c'est rassurant.
Mercredi soir, tôle monstre.
Après un après-midi noyé sous le champagne pour féter le nouveau job d'une amie, un coup de fil aussi inattendu que bienvenue me propose de passer chez moi, histoire de prendre un petit apéro. Une dizaine de verres vides et un paquet de cigarettes plus tard: "et si on allait boire un verre?"
Nous voilà rendu, à 2 dans l'un des rades les plus roots du bled. En dehors du groupe, le roots ne m'interresse que rarement, mais la tentation était trop grande. Une succession de verre en amenant une autre, je fini par faire ce que j'avais envie de faire depuis près de 15 jours, embrasser mon coup de file, qui répond plus que chaleureusement.
Le lendemain, les conversations instantanées m'apprennent que mon coup de file est en plein "post-vous savez quoi", enfermée, en larme dans les chiottes de son office. je me suis senti comme un con.
A priori, c'est passé.
C'est beau d'arrivé à nommer les situations, mais si on pouvait juste savoir les gérer ces situations, il n'y aurait pas besoin de les nommer.
Fuck me! I'm fuckin' fucked!
30 août 2009
Profitons, ça serait con de comprendre ce qu'il se passe.
Ca y est, la pression retombe.
C'est la fin de la haute saison, la température baisse sensiblement, tout comme la motivation, et les prix.
Il nous reste encore quelques très bonnes journées estivales à venir, mais nous le savons tous, le meilleurs est derrière, et maintenant, c'est une espèce d'énergie de survie, de lutte contre l'inéluctable qui nous pousse à profiter de ces dernières chaleurs. Un peu comme cette héroïne de film d'horreur, qui s'est fait deflorée deux scène auparavant, et dont on connaît le destin implacable, même si le meurtrier ne fait que marcher nonchalamment, alors qu'elle, dirigée par un instinct de survie et une maladresse toute cinématographique courre pour fuire la fin inévitable, dont elle est évidement consciente. C'est un peu la même chose. On connaît fatalement l'issue (tragique?), on fait tout pour ne pas y penser, on jette nos dernières forces dans la bataille, à la fin, on perd, impatient d'avoir droit à notre resurrection à nous, dans un peu moins d'un an.
En attendant, tous les moyens sont bons pour "hiberner". Voyages vers des destinations chaleureuses, exile ou plutôt obsession montagnarde, programme professionnel chargé...
En tant que bon pilier de bar, j'aime à rappeler cette phrase que m'ont souvent répétée des alcooliques occasionnels (ou pas): La vie, c'est une succession de chaos...
L'implacable rotation des saisons fait peut-être partie de ce chaos, mais en tout cas, notre réaction face à ça est, elle, tellement humaine, qu'on pourrait s'en servir pour le définir, le chaos.
Profitons, ça serait con de comprendre ce qu'il se passe.
17 août 2009
c'est comme ça, c'est le mois d'Août!
Vivant dans ce que les autorités administratives françaises appellent une station balnéaire, les saisons ont une influence puissante sur mon quotidien.
En automne, vous pouvez me trouver dans les salles de concert bordelaises, ou alors sirotant un long island, en regardant les filles qui défilent sur la plage du Gosier.
En Hiver pas la peine de chercher, je ne suis pas joignable, et de toute façon, je ne répond pas au téléphone, ça gache mon plaisir de la montagne, et puis je le perd à chaque fois que je l'amène, alors...
Au printemps, cherchez dans le fond de mon jardin, faisant griller tout ce qui me passe sous la main, après une AM dans la flotte et avant une soirée regroupant la plus grande densité de party boyz du littoral.
Et l'été, soudain, le téléphone sonne pour annoncer l'arrivée imminente de camarades d'enfance, ou encore d'amis avec lesquels j'ai usé les esprits les plus résistants des membres du corps enseignant.
Le mois d'Août est ainsi fait que mon planning ne m'appartient plus, ni mon salon d'ailleurs. Dernier exemple en date, un WE qui devait s'annoncer reposant, et qui a vu ma maison abriter un chien tueur de loup gros comme un poney, un gang d'énervés chasseurs de jeunes filles à peine majeures (quand ils avaient de la chance), l'équivalent du PIB de la Corée du Nord en EBDR (équivalent bouteilles de rhum), et surtout une quantité de blagues approximatives, de dance moves hors du temps, de discutions passionnées enrobées d'éclats de rire sincères. Un WE exténuant, annonciateur du début de ce que l'on peut considérer comme la quinzaine la plus dangereuse de l'été.
Sinon, aujourd'hui, j'a réalisé qu'il y a un jamaïcain va plus vite en courant, que moi pour donner un ordre à ma main gauche un vendredi soir. Si si...
C'est comme ça, c'est le mois d'Août!
PS: ci-joint ma sélection musicale pour ces quelques soirées à venir.
Lexicon / Rock to the Rhythm
Black Sabbath / War Pigs
Brazilian Girls / Good Times
Kc & the Sunshine Band / Get down tonight
18 juillet 2009
Attention, c'est du brutal.
Depuis un peu plus d'un mois, c'est la période des teaser des vidéos de snowboard qui vont tomber à l'automne.
J'aime assez le principe du teaser, un clip avec un condensé de ce qu'on va pouvoir voir, généralement monté de façon très rapide, avec une musique puissante, des séquences coupée, pas ou peu de replaque, des gros vols, du jib et parfois de l'avalanche.
Précédemment, avec celui de shine on, j'étais comme un gosse devant une vitrine de Noël, et bien aujourd'hui, c'est un autre teaser qui me chauffe à blanc. Du coup ce soir je vais farter ma planche et faire mes carres, ouai on est le 18 juillet...
Mais là, la maison Standart, un des plus grands acteurs historiques du film de snow me rappelle à mon adolescence.
Black Winter, c'est le nom de la vidéo, reprend tous les éléments qui font que j'aime ce que les caincains appellent les "action sports". C'est violent, douloureux, puissant, dangereux, irresponsable, burné, inconscient, jouissif, vivant et tellement marrant.
En plus, quand la bande son c'est du bon gros métal, comme ce que j'écoutais quand j'étais au lycée, et que je maudissais la terre entière, enfermé dans ma chambre, envoyant chier mes parents et pensant que ma soeur était le diable. Bon, j'en suis revenu, mais là, retrouvé ça dans l'annonce d'une production audiovisuelle, quel kiffe!
Par contre, attention, c'est du brutal.
